Le projet de construction d’un nouvel Opéra est né en 1858, le lendemain de l’attentat d’Orsini contre Napoléon III sur le chemin de l’Opéra situé alors rue Le Peletier. Le projet d’une nouvelle « Académie Impériale de Musique et de Danse » sera déclarée d’utilité publique en 1860. Un jeune architecte de 35 ans, Charles Garnier, remportera à l’unanimité le concours. Haussmann imposera le choix de l’emplacement dont la forme en losange dissymétrique se prêtait mal à l’exercice. La hauteur « non règlementaire » des immeubles alentours imposèrent à Garnier de revoir ses plans afin que son oeuvre puisse surplomber l’ensemble. Je trouve cette photo ci-dessous extraordinaire.

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Les travaux commencés en 1861 mettent à jour une nappe phréatique impliquant la construction d’un cuvelage de béton qui, une fois rempli d’eau, contribuera à consolider l’ensemble de l’ouvrage. C'est ainsi que sous l'Opéra Garnier, loin des œuvres lyriques et de la luxueuse scène de l'Opéra, se trouve un lac artificiel, permettant ainsi de pouvoir construire sur ce terrain humide et marécageux.

Sa façade principale comprend un rez-de-chaussée élevé au-dessus des marches d'un perron et percé de sept arcades. Il est surmonté d'une loggia avec seize grandes colonnes en pierre, reliées par des balcons et accompagnées par dix-huit colonnes en marbre. Le tout est surmonté d'un attique richement sculpté. Cette loggia est extrèmement agréable si vous visitez l'Opéra, dès l'arrivée des beaux jours. Une vue imprenable sur l'Avenue de l'Opéra s'offre à vous. Cette façade polychrome est très richement ornée de bustes, de statues et de groupes. Remarquez cette sculpture réalisée par Jean-Baptiste Carpeaux mais dont l'originale est désormais conservée au sein du musée d'Orsay, au fond du grand hall. 

la danse de Carpeaux

Le dôme qui s'élève au centre de l'édifice est orné d'un Apollon de Millet. Quant aux façades latérales, où se trouvent des pavillons, elles sont décorées de bustes de musiciens et de figures symboliques. A l'intérieur du théâtre, on admire surtout le grand escalier d'honneur, qui est un chef-d’œuvre, avec ses trente colonnes monolithes en marbre, et les fresques du plafond, par Pils. Nous restons épater devant cet escalier grandiose.

escalier 07
L’inauguration aura lieu en Janvier 1875 en présence du président Mac Mahon. On raconte que Garnier, coupable d’avoir servi l’Empire, devra payer sa place dans une loge de seconde classe … Les travaux s’étalent sur quinze ans, ce qui ne permet pas à Napoléon III de connaître de son vivant ce temple symbolique du Second Empire. La salle compte 2 131 places assises et attire toujours aussi nombreux les spectateurs. Classé monument historique en 1923, il faudra attendre 1964 pour faire rentrer l'art contemporain au sein de l'Opéra Garnier, à travers les peintures du plafond de la salle de spectacle réalisées par Marc Chagall et représentant 9 opéras célèbres.

Opera vers 1900

La bibliothèque, quant à elle, est l'une des plus riches du monde. Le musée conserve des souvenirs d'artistes célèbres, ainsi que des manuscrits, des portraits, des maquettes.

Symbole du nouveau Paris haussmannien, l’Opéra reste, près d’un siècle et demi plus tard, l’une des plus belles merveilles architecturales de la Capitale. Au fil des ans, l’Opéra de Paris – classé monument historique en 1923 – continue de séduire les visiteurs par son luxe. Il faut attendre 1964 pour observer une véritable évolution à savoir les peintures du plafond de la salle réalisées par Marc Chagall. La magie de Garnier n’a pas fini de s’éteindre … ni celles des anecdotes relatives à l'édifice.

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