Le Grand Palais est selon moi, un des monuments parisiens par excellence et résolument novateur pour son époque, à travers sa grandeur et les matériaux utilisés : le fer, l'acier et le verre. Le poids total de métal utilisé atteint 9 057 tonnes (contre 12 000 pour la gare d'Orsay et 7 300 pour la structure de la Tour Eiffel). Le " Grand Palais des Beaux-Arts " fut construit à partir de 1897, pour l'exposition universelle qui était prévue du 15 avril au 12 novembre 1900, tout comme le Petit Palais et le Pont Alexandre III afin de symboliser l'amitié franco-russe. Une belle époque propice aux grands projets novateurs et innovateurs.

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« Monument consacré par la République à la gloire de l’art français », voilà ce qui est inscrit sur l'une des nombreuses façades du monument. Grandiose et imposant, il faut prendre du recul, au sens premier du terme, afin de pourvoir apprécier pleinement ce vaisseau. D'une longueur de près de 240 mètres, le Grand Palais est constitué d'un espace imposant surmonté d'une large verrière, culminant à une altitude de 45 mètres, qui lui confère une élégance à la française. Quand vous arrivez des Invalides et que vous vous dirigez vers le Grand Palais, en passant sur le sublime Pont Alexandre III, vous appréciez pleinement l'histoire riche de Paris, tellement importante pour tous les Parisiens.

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Plus d'un siècle de salons et d'expositions

Dès 1901, le Grand Palais abrite de nombreuses manifestations ainsi que les Salons Artistiques. C'est lors de la Cinquième Exposition universelle organisée à Paris, dont le thème est " le Bilan du Siècle ", que Paris accueille plus de 50 millions de visiteurs. Une période que j'aurais aimé connaître avec la construction de la Tour Eiffel ; de nombreuses gares favorisant les voyages ainsi que pour recevoir les visiteurs nombreux à l'Exposition avec la création de la Gare d'Orsay ; l'apparition de la première ligne de métro (anciennement ligne 1 allant de Porte de Vincennes à Porte Maillot) ; la grande roue et bien sûr la Statue de la Liberté, qui sera offerte aux États-Unis mais dont Paris conserve toujours un modèle réduit sur l'île aux Cygnes, et d'autres en format réduit (dont une dans le jardin du Luxembourg : bonne recherche ;)

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Le salon des Indépendants a pour vocation de réunir les œuvres de tous les artistes revendiquant une certaine indépendance dans leur art. C'est surtout un des seules opportunités pour les artistes de présenter leurs oeuvres et ainsi se faire remarquer et connaître.

Mais penchons-nous plus particulièrement sur celui d'automne 1905, qui va faire apparaitre un nouveau courant, celui du fauvisme. Le mot « fauve » provient d'une expression du journaliste Louis Vauxcelle dans le quotidien L'Art et la Vie, que naît l'appellation du fauvisme (« C'est Donatello dans la cage aux fauves », octobre 1905), puis du cubisme (« M. Braque [...] réduit tout, sites figures maisons, à des schémas géométriques, à des cubes », novembre 1908). Cette période riche fait apparaître aux yeux du grand public nos peintres si chers à nos musées et heureux propriétaires : Henri Matisse, André Derain, Maurice de Vlaminck, Auguste Chabaux ou encore Georges Braque. 

matisse-bonheur-vivreLe bonheur de vivre ou la joie de vivre - Henri Matisse

 

derain-andre-06Le port de pêche - André Derain

 

fau-vlaminck-restaurant-a-marly-le-roi-1905Restaurant la machine de Bougival - Maurice de Vlaminck

 

35Auguste Chabaux

 

georges-braque-viaduc-estaqueViaduc de l'Estaque - Georges Braque

Depuis, chaque exposition organisée par le Grand Palais, devient un événement culturel incontournable pour tous les curieux et les amateurs d'art. Les trois expositions les plus impressionnantes pour moi ont été :

L'exposition de Claude Monet en 2010, qui retraçait sa carrière, de ses débuts dans les années 1860 jusqu'à ses dernières créations avec son cycle des Nymphéas.

Je garde un excellent souvenir relatif au site Internet, spécialement conçu pour l'occasion et qui se veut ludique, interactif et surtout poétique. Cliquez et laissez vous transporter.


site Claude Monet pour l'exposition

L'exposition de Edward Hopper en 2012, qui m'a permis de redécouvrir cet artiste dont sa simplicité est trompeuses et dont le rêve est au centre de la majorité de ses oeuvres. J'ai également une affinité pour les scénarios Hitchcockiens et cette vidéo va nous plonger dedans à travers une corrélation avec Edward Hopper.

L'exposition d'Andy Warhol en 2013 et notamment à travers le portait d'Ethel Scull, en trois six portraits et bien sûr de Jackie Kennedy, icône américaine à travers un destin tragique. Héroîne d'une tragédie américaine, avec pour origine, une tâche de sang sur un tailleur Chanel, quelques secondes d'images en direct de Dallas sur une pellicule qui tremble. La série consacrée à Jackie Kennedy a été réalisée dans les semaines qui suivirent l'assassinat du président Kennedy et s'appuie sur les deux temps de l'événement : avant et après le drame. Avant, c'est l'image rayonnante de Jackie arrivant à Dallas, vêtue de son célèbre tailleur rose. Après, c'est Jackie en deuil durant la cérémonie des funérailles. Warhol crée ainsi une forme de vanité moderne où l'on peut lire, par-delà la beauté, la gloire ou le bonheur, les naufrages et les drames à venir.

Ethel Scull

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